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Articles récents

Non 42 n'est pas la meilleure école du monde

7 Février 2017 , Rédigé par Guillaume Bersac

De nombreux articles célebrent la réussite de 42 comme étant la meilleure école du monde. Elles font référence à un classement publié par le site codin game : https://www.codingame.com/blog/which-students-are-really-the-best-developers-in-the-world/ Ce fut repris par des grands médias français : 
http://etudiant.lefigaro.fr/article/l-ecole-42-sacree-meilleure-ecole-de-code-du-monde_57b2322c-dbc4-11e6-9c25-97836c8a1e43/
http://www.challenges.fr/emploi/formation/ecole-42-l-ovni-pedagogique-de-xavier-niel-et-meilleure-ecole-de-code-au-monde_448274
http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-l-ecole-42-etonnante-1e-place-du-classement-de-codingame-67084.html

C'est bien, ça flate l'égo, mais 42 est-elle vraiment la meilleure école du monde ? Devant l'ENS ? Devant le MIT ? Il faut d'abord étudier comment le classement à été produit. Tout d'abord il s'agit de voir comment cette étude à été produite. Il s'agit de faire la moyenne des 5 meilleurs codeurs des écoles ayant au moins 10 étudiants sur sa plateforme. A ce jeu là 42 a un atout énorme par rapport aux autres écoles : elle a plus de 2000 étudiants là où la pluspart des autres écoles ont quelques centaines d'étudiants tout au plus. En plus de cela coding game est très populaire à 42, j'ai vu de nombreux étudiants y jouer. De plus coding game est une plateforme française, d'où la surreprésentation des français dans ce classement. On voit donc que ce classement est trop biaisé pour être crédible et est plus destiné à faire de la pub à coding game qu'à véritablement évaluer le niveau des écoles. On n'en veut pas à coding game qui est un éxcellent site qui propose de très bon challenge. On me demande souvent comment s'entrainer à la piscine par e-mail (n'hésitez pas à me poser des questions, et mieux par commentaires dans le site), ce pourrait être un bon moyen de le faire.

Quand au niveau véritable de 42, c'est une autre question. Si le challenge proposé par cette école est véritable, atteindre le niveau 21 dans cette école est un vrai challenge, elle est loin d'apporter les connaissance en mathématique proposé par le MIT et l'ENS par exemple, on ne peux pas prétendre jouer dans la même catégorie que ces écoles. Aucun doute que 42 formera de futur très bon ingénieurs, malheureusement elle a encore beaucoup de chemin à faire avant d'atteindre l'élitisme qui nous à été promis lors de la création de cette école.

Tous d'abord il y a de trop nombreux touristes dans cette école. Les créateurs se sont donné comme objectif de recruter 850 dev par an pour intégrer cette école, malheureusement, il semblerait qu'elle peine à en trouver autant qui soient à la hauteur du challenge. Résultat : des centaines de personnes qui glandent, qui regardent facebook et youtube dans les cluster de 42. Heureusement ceux-ci n'auront jamais leur dîplome, mais malheureusement, ils font que l'ambiance de travail à 42 est plutôt légére. Un gros dommage. Ceci dit, si on compare à de nombreuses école d'informatiques privées, de ce que j'en entend, on travail plus à 42 que dans ces écoles. Que 42 soit la meilleure des écoles privées d'informatique de France ne m'étonnerait pas. Mais meilleure que les plus prestigieuses écoles d'ingénieurs, il ne faut pas éxagérer.

Toute la hype autour de 42 n'est donc pas infondée, mais 42 à encore une large marge de progression. J'y vois une prise de conscience de la part de la France de l'importance du numérique et la volonté de s'améliorer dans ce domaine. C'est une excellente nouvelle !

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42 est officiellement reconnu par l'état ! ... en fait non

27 Octobre 2016 , Rédigé par Guillaume Bersac

Après avoir dit que 42 était désoramais officiellement reconnu par l'état, je dois reconnaître que je me suis trompé. Ce site (un peu officiel il semblerait) le dit : http://metiers.internet.gouv.fr/formation/1001117

Mais en fait non, désolé.

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Guillaume super star !!!

21 Septembre 2016 , Rédigé par Guillaume Bersac

Au moins...Disons que ce blog attire une certaine attention (je reçois d'ailleurs assez réguliérement des mails, merci) et que, je me retrouve comme étant une voix de l'école de 42. Cette école, très novatrice, attire l'attention des journalistes et lorsque ceux-ci cherchent un élève représentatif de cette école, ils finissent parfois par atterrir ici.

Ainsi vous trouverez mon nom cité dans un article des échos et dans ce blog. Lire ces interviews vous en dirons un peu plus sur 42, ce que moi et d'autres en pensent. Bonne lecture !

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42 c'est fini :'( Vive la vie active !

26 Juillet 2016 , Rédigé par Guillaume Bersac

Cela fait longtemps que je fasse cet article, mais bon, j'ai procrastiné. J'ai fini 42 mi-mars 2016 et j'ai trouvé un travail mi juin. Il faut bien comprendre ce que j'entend par finir 42 : j'ai atteins le niveau 20 me permettant d’accéder au projet final internship qui est une expérience professionnelle de 6 mois. Je dis expérience professionnelle et pas stage parce que 90% des personnes qui sortent de 42 sont prise en CDI direct sans passer par la case stage.

Globalement trouver un travail n'a pas été facile, pour environ 40 cv, j'ai eu 5 entretiens et une proposition. Globalement 42 m'a permis de devenir un programmeur compétent, mais j'ai l'impression que ce nom fait un peu peur aux entreprises. J'y vois plusieurs raisons :

  • 42 est une nouvelle école et n'a pas encore de réputation. C'est plus un objet de curiosité de la part des employeur qu'un objet de convoitise (ça va bientôt changer, espérons-le !). Etant donné que les RH ne savent en général pas ce qu'ils font (ils ne comprennent souvent rien à la programmation et seul 1/3 des boîtes fait passer des entretiens techniques).
  • Contrairement à de nombreuses écoles qui nous apprennent des technologies qui sont recherchées sur le marché, 42 nous apprend à apprendre en nous formant sur le c/c++ qui nous obligent à comprendre comment fonctionne la machine mais ne sont presque plus utilisé (ok, le c++ encore un peu).
  • Le fait qu'il n'y ait pas de prof et que l'on soit aussi libre effraie ceux qui sortent de la fac et des écoles d'ingénieurs. Safran a notamment refusé de me prendre au motif qu'ils craignaient que je ne m'adapte pas au monde des grandes entreprises alors qu'ils estimaient que j'avais le niveau technique requis.

Trois mois ce fut un peu long, mais vu que je n'y suis pas allé à fond et vu comment galère la plupart des jeunes à cette époque, trouver un CDI directement et bien payé (38k, environ 2400 net par mois) en trois mois, on ne va pas se plaindre.

Je travaille maintenant comme consultant pour Carbon IT, une SSII (une boîte qui place ses employés informaticiens chez leurs clients) qui a un positionnement plutôt haut de gamme (paraît-il). Je peux les remercier pour avoir eu le courage de parier sur un novice et de faire en sorte de le former. Enfin par former, je veux dire me lancer direct chez le client chez qui j'ai été productif de suite, donc en fait il n'y avait pas particulièrement besoin. Attention, j'ai encore énormément de choses à apprendre (dans l'informatique, on n'a jamais fini), mais certain de mes collègues ont été étonné de voir que j'ai commencé à être efficace dès le deuxième jour. En tout cas, ils sont super sympa, très réactif (moins d'une semaine pour prendre la décision de m'embaucher, c'est rare quand c'est plutôt un mois dans le secteur), donc une boîte que je recommande, surtout si vous aimez le scala !

Ils m'ont placé chez ColiPoste (la poste donc) qui est en train de refaire entièrement son outil de gestion informatique des colis en utilisant des technologies très récentes et performantes du big data (sujet sur lequel je souhaite me spécialiser). Donc du spark, du scala, du kafka, du play... Ils galèrent beaucoup, ce qui est normal vu qu'ils ont commencé alors que les technologies n'étaient pas vraiment matures, mais ils seront très content lorsque ce sera terminé (vers la fin d'année), car cela leur donnera une longueur d'avance sur leur concurrents (sauf Amazon qui est imbattable, mais c'est aussi leur principal client, donc ce n'est pas grave).

Comme vous l'avez compris, une fois embauché, l'insertion dans le monde du travail s'est faite sans douleur. Alors que j'étais à 42, je trouvais que le niveau dans cette école était un peu faible (un prochain article dessus, il y en a plein que j'aurais dû faire, j'ai la flemme, c'est mal), une fois arrivé dans le monde du travail, j'ai l'impression qu'ailleurs, c'est pire. Donc en fait 42 est une bonne école !

Sur ce, à bientôt pour un bilan plus détaillé de mon expérience à 42.

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Blackhole

12 Mars 2016 , Rédigé par Guillaume Bersac

Afin de virer les éléments parasites et motiver un minimum ceux qui trainent, le staff a mis en place un systéme de blackhole (trou noir). En gros on est viré automatiquement si on n'a pas atteint un certain niveau en un certain temps. Il y a 3 deadlines :

  • 1 mois pour atteindre le niveau 1
  • 4 mois pour atteindre le niveau 5
  • 6 mois pour atteindre le niveau 7 (et trouver un stage en entreprise)

Ces blackholes représentent le niveau de progression attendu. Sauf que l'on peut réessayer deux fois chacun des blackholes, ce qui porte à 3 mois, 12 mois et 1 an et demis. C'est au final très permissif (pour ne pas pénaliser ceux qui travaillent en parallèle de 42). Mi mars, c'était donc la fin du premier black hole (et de ses retry possibles). Nous avons reçu ce mail de Olivier Crouzet, chef pédagogique de 42 :

Hello à tous,

Comme vous le savez peut-être, le premier blackhole est arrive à expiration. Une fois la situation de quelques cas particuliers examinée et écartés, nous avons donc clos la scolarité d'une centaine d'étudiants qui ne suivaient pas vraiment leur cursus. Nous retrouvons systématiquement des situations assez connues du staff :

  • un manque de travail : une fois de plus, les temps de connexion à l'école et les résultats sont intimement connectés. Comme annoncé depuis votre sélection, c'est avec 70 à 90h/semaine que vous progressez correctement.
  • une incompatibilité entre votre travail à l'école et vos activités hors de l'école. Les blackhole sont très larges et permettent un job à coté, mais à un moment, si les 2 sont pas compatibles, il faut faire un choix.
  • une trop grosse difficulté à gérer la liberté et l'autonomie que l'on vous laisse, mélangeant souvent aussi bien l'école que la vie perso.

Ces thèmes, comme tous les autres qui peuvent influencer votre parcours, méritent d'être discutés entre vous, tout comme vous pouvez venir le faire avec le staff. Mais changer n'est jamais simple, demande du temps. Si vous recevez un premier mail d'un blackhole, c'est qu'il y a urgence à changer de suite, et pas c'est bon il me reste 2 retry.

Certains d'entre vous ont typiquement un investissement trop faible (on fait des stats de temps en temps ...) et doivent réagir.

Bonne progression à tous !

Ol & la pédago

Pour ceux qui flippent, non il n'est pas vraiment nécessaire de bosser 90h par semaine. En fait si tu as une présence de 40h par semaine et que tu es un peu sérieux pendant ces heures, tu fais clairement parti de ceux qui bossent le plus dans cette école et devrait être suffisant pour être dans les temps.

C'est d'ailleurs le problème de ce blackhole : il est insuffisant pour véritablement éliminer les éléments qui ne travaillent pas suffisamment. Mais c'est déjà un bon début.

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Difficile de travailler en groupe à 42

20 Février 2016 , Rédigé par Guillaume Bersac

A 42, on a un forum dans lequel on peut discuter avec le staff et les autres membres de l'école. J'y ais posté ce message :

Alors que la plupart des nouveaux projets de 42 sont prévu pour être en groupe, mon expérience de ceux-ci (ainsi que celle de nombreuses personnes que j'ai rencontré) est loin d'être satisfaisante.

De nombreux problèmes se posent :

  • il est difficile de trouver des collègues : il faut que l'on en soit au même point dans l'arbre des projets, que la personne soit motivé pour faire le projet, soit disponible en même temps que toi...

  • Je trouve l'ambiance de travail à 42 "légère". Beaucoup de personnes viennent peu à l'école et/ou restent peu de temps et/ou passent leur temps à ne pas travailler. Alors qu'il est déjà difficile de trouver quelqu'un de disponible pour une projet, il l'est tout autant de trouver une personne fiable. Sans compter ceux qui n'ont tout simplement pas les compétence pour faire le projet.

  • la charge de travail est systématiquement mal repartie entre les personnes (loi de paretto: 20% des personnes font 80% du boulot).

  • régulièrement des personnes abandonnent, par incompétence, pour de raisons de stages, vacances, autres... Vous allez me dire : "il suffit de retry le projet". Sauf que non. Il est plus facile de finir le projet seul ou a 2 que reprendre le processus de selection de collègues à 0.

  • Je ne comprend pas que certains projets soient à faire en groupe. Il est tout aussi rapide de faire les choses seul que de perdre son temps à trouver quelqu'un, se synchroniser (Why Teams Don’t Work41)... Faite plus de projet solo, quitte a augmenter le tier de ces projets !

Pour ceux qui proposeraient la création de team aléatoires, si cela réglerai le problème numéro 1, cela amplifierais aussi les autres. Déjà que les gens se sentent insuffisamment impliqué dans un projet, se mettre avec des inconnus que l'on ne puisse pas sélectionner un minimum risque de nous mettre avec des personnes relax (la majorité à 42 ?) qui vont faire le minimum en attendant que les gens finissent le projet à leur place.

Voici la réponse officielle de Olivier Crouzet, le chef de l'équipe pédagogique de 42 :

Hello,

je pense que vous vous posez la question a l'envers

le problème n'est pas de savoir comment vous rendre le cursus plus facile à faire, mais quelles sont les compétences indispensables à votre carrière et pour lesquelles une confrontation à l'école est nécessaire.

Si on enlève les projets de groupe, vous ne saurez que travailler seul. Cela vous coupe d'une part des projets plus important en entreprise qui demandent du travail en groupe, et d'autre part cela vous fait privilégier des petites startup où vous serez autonome, mais lorsque le marché se tassera et que ces startup laisseront place à quelque chose de plus industriel, vous resterez sur le carreau.

Au bout d'un an de cursus environ, ou un peu plus, vous êtes à peu près autonomes techniquement. Sans projet de groupe, vous commencez a faire nettement moins de peer. Vous brassez moins d'idées, vous allez petit à petit vous renfermer sur vos thématiques préférées et les solutions que vous maitrisez. L'état d'esprit ouvert, curieux, de partage et de collaboration ne doit pas juste être un moment pour votre apprentissage à l'école, mais un état d'esprit qui perdure tout au long de votre carrière, et qui sera une composante importante de votre capacité à garder votre job.

Donc une chose est sure, vous devez relever ce challenge de la collaboration, du relationnel. C'est important pour votre futur. Des retours d'entreprise sur vos stages, les rares problèmes remontés sont quasi exclusivement des problèmes de relationnel, d'intégration. Les challenges à l'école sont faciles, souvent avec peu de contexte, et pas d'interaction extérieure. En entreprise c'est différent. Il faut faire avec les patrons, les designers, les comptables, les clients ... Le travail de groupe est omniprésent. Si c'est une difficulté pour vous, c'est qu'il vous faut travailler ce point là. Faites comme avec les problèmes techniques : discutez-en entre vous, faites des essais, échouez, recommencez. Le Retry n'est pas là que pour la technique mais bel et bien tous les paramètres qui assurent la bonne marche et la réussite finale d'un projet. Demandez aussi a Google, il y a plein de techniques et d'outils pour cela.

Je préfère très nettement un projet tiers 1 en binôme que le même projet tiers 2 solo. Il apporte de mon point de vue beaucoup plus de choses à votre formation. Tous les étudiants qui me parlent de leur expérience de collaboration avec HEC mettent systématiquement en avant l'aspect humain et relationnel comme principal enseignement de leur session, et l'impression que cela a agrandi leur horizon, ouvert des portes.

Alors oui, la flexibilité du cursus ne facilite pas les choses, notre communauté est hétérogène et tout le monde n'a pas les mêmes difficultés ni le même chemin à parcourir, mais cette étape est indispensable (sinon on aurait fait un cursus en 1 an, pas en 3). Cela veut dire aussi que vous devez conserver, entretenir, élargir votre cercle de relations durant toute votre scolarité, pour trouver le moment voulu les partenaires de travail.

Et je redis également que l'enjeu pour vous n'est pas le volume de connaissances que vous pourrez acquérir durant votre parcours. Ces connaissances seront tôt ou tard dépassées. L'enjeu est votre capacité à résoudre les problèmes, techniques bien sûr, mais aussi de toute autre nature, afin de mener un projet jusqu'au bout dans les contraintes et le contexte donnés. Assurément, quelqu'un qui a vu le plus de techno possible mais qui ne sait pas travailler en groupe (et ça, ça ne s'invente pas, il faut pas mal d'expérience), sera bloqué à un moment ou un autre. Quelqu'un qui n'a vu qu'une part des techno actuelles mais qui sait s'adapter et collaborer pour réussir sera mieux placé.

Je suis plutôt d'accord avec Oliver Crouzet, mais la grande différence avec les entreprises, c'est que dans les entreprises, les gens bossent. Ou sont au moins présent 7 heures par jour et font au moins semblant de mériter leur salaire. Ici beaucoup ne bossent pas et n'ont aucun scrupule à laisser bosser les autres. Ce n'est pas notre rôle d'aller motiver ceux qui préfèrent jouer à league of legend plutôt que d'aller travailler.

Et si il est plus facile de faire les choses tout seul plutôt qu'en groupe ou de chercher des partenaires, les élèves feront les projets seuls. Même si cela ne correspond pas à votre idéal de pédagogie 42.

Je ne poste pas les nombreuses réponses des autres étudiants de 42 qui sont globalement d'accord avec mon diagnostique.

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Totale liberté

7 Septembre 2015 , Rédigé par Guillaume Bersac

Ce que j'ai pu dire sur l'organisation des projets à 42 n'a plus raison d'être depuis janvier 2015. L'organisation des programmes à 42 a totalement changé.

Il n'y a désormais plus du tout de deadline. Nous commençons les projets quand on veut et nous prenons autant de temps que nous le souhaitons pour les finir. Nous sommes totalement libre.

Pour accompagner cette évolution la notion de module a elle aussi disparue. Alors que l'avancement dans 42 était calculé en fonction de groupe de projet (réussir un ou deux projets par module de 6-8 projet suffisait à valider le module), maintenant on gagne des points d'expérience pour chacun des projets validés.

Car maintenant nous avons des points d'expérience, et nous gagnons des niveaux comme dans les jeux vidéos à chaque fois que l'on fini un projet.

Screenshot de l'intra de 42

Screenshot de l'intra de 42

Comme vous pouvez le voir le niveau de la personne est marqué en gros. Il faut atteindre le niveau 20 pour aller en stage de fin de parcours. Valider ce stage permet d'atteindre le niveau 21 qui donne le certificat de fin de 42 ! Nous n'avons pas de limite de temps pour atteindre ce niveau, on peut le faire en 10 ans si on veut (mais 3 ans recommandé).

Si il est agréable d'être complètement libre, cela a aussi un coût. Il est beaucoup plus dur de se motiver pour aller travailler. Aucune sanction ne tombera si vous êtes en retard, si vous prenez des mois pour faire un projet prévu pour une semaine, personne ne vous rappèlera à l'ordre.

Je sais de quoi je parle les 6 premier mois de ce nouveau régime ne furent pas trop productif : 5 projets en 6 mois seulement. Et je suis loin d'être le seul, dans ce cas, bien au contraire. Nombre de mes amis qui n'étaient déjà pas très bosseur avant ce nouveau régime ne sont plus vraiment présent à 42 et finiront cette école dans 10 ans.

Si vous envisagez de venir à 42 poser vous cette question : êtes-vous suffisamment motivé pour travailler en totale autonomie pendant 3 ans ?

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Présentation des modules du premier semestre

19 Mai 2014 , Rédigé par Guillaume Bersac

Le premier semestre s'étale entre le début de la scolarité de 42 en mi Novembre et mars. Il se compose de trois modules totalisant une vingtaine de projets que l'en doit réaliser en une semaine pour les projets solo et deux pour les projets en groupes. Les projets de chaque module sont en solo sauf le dernier qui se fait en groupe. Ces modules sont :

Algorithmie 1

Ce module commence par la création de notre propre librairie standard en c. En effet, le langage c est fourni avec un certain nombre de fonctions utiles au programmeur (pour gérer les chaînes de caractères, écrire et lire dans des fichiers). Bien que dans le monde de l'informatique, cette librairie de fonction est considérée comme minimaliste, à 42 nous n'y avons pas droit. Les seules fonctions auxquelles nous avons droit sont :
- read pour lire un fichier
- write pour écrire dans un fichier
- malloc et free pour la gestion de la mémoire
- ne rêvez pas, printf est interdit !
D'autres fonctions sont autorisées selon les projets pour interagir avec le système, mais encore une fois cela reste sommaire. Nous allons donc récrire certaines de ces fonctions pour les réutiliser dans les projets suivants. Les plus simples d'abord dans la libft puis printf et get_next_line plus tard.


C'est aussi un module un peu fourre tout où l'on aborde les algorithmes de base comme le tri (hot race, Push Swap), des algorithmes simples de pathfinding (lem-in) et autres (Core war, filler).

Unix 1

Module d'utilisation des systèmes unix (ici l'os Mac OSX). L'objet de ce projet est, globalement, la création d'un interpréteur de commande (aussi appelé terminal ou shell) simplifié. En gros on écrit des chaînes de caractères qui permettent de se balader dans les dossier de l'ordinateur et d'exécuter les programmes qu'ils contiennent. Cela implique une gestion fine des processus et fichiers (création de pipe, gestions des droits utilisateurs) ainsi que l'élaboration d'un interpréteur de commande avec sa grammaire propre et son arbre syntaxique afin de savoir comment interpréter les chaînes de caractères.

Infographie 1

Dans ce module nous allons apprendre à utiliser une fenêtre ultra basique. En gros nous avons des fonctions nous permettant de créer une fenêtre et d'attribuer une couleur à chacun des pixel de cette fenêtre et c'est tout.
Ce module est détesté par de nombreuses personnes parce qu'il contient beaucoup de maths. Il n'est pas nécessaire de comprendre en profondeur ces formules, c'est même inutile en théorie.


Sauf qu'il est très difficile de débbuger une application dont on ne comprend pas bien la structure. Comment savoir si le décalage de mon cylindre est dû à une erreur mathématique, une faute de frappe (un + qui devient un - et tout le programmes est mort) ou une erreur d'algorithmie ? Bonne chance.

Le débbugage est d'autant plus difficile qu'il est difficile de juger si le rendu est bien conforme aux coordonnées que l'on a transmises au programme. Est-il normal que le rayon de mon cercle fasse un quart de l'écran alors que son centre est (5, 7, 12) et que mon oeil est positionné en (22, 15, 44) et que son axes d'orientation est (78, 53, 62) ? Comme vous le voyez, ce n'est pas très intuitif.


C'est la raison pour laquelle je n'ai pas réussi à faire trois des quatre projets de ce module.

Je vous joins les sujets des projets de ces modules.

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Retour à la réalité

30 Janvier 2014 , Rédigé par Guillaume Bersac

Suite à mon dernier post ou je décrivais 42 comme une école excessivement exigeante, voici un post pour mettre les choses au point.

Après discussion avec un membre du staff sur ce sujet j'ai revu mon opinion. Ils se doutent bien que personne ne fait 15h par jours (de présence à l'école). Même si ces 15 heures seraient nécessaire pour faire parfaitement tous les projets, ils savent bien que l'on n'arrivera pas jusque là. Si ils mettent la barre aussi haut, c'est pour que l'on donne notre maximum. Si on n'en fait la moitié, c'est déjà bien.

Néanmoins je conserve mes préoccupations concernant l'avenir de nombreux élèves de 42. Nombreux sont ceux qui, parfois malgré leur bonne volonté, sont complètement largués.

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42 et rythme de travail

8 Janvier 2014 , Rédigé par Guillaume Bersac

Cela fait bien longtemps que je ne vous ais pas donné des nouvelles de 42. La raison en est que le rythme est soutenu. Je passe en moyenne une dizaine d'heure par jour à l'école (et en tout 8 jours de repos)...et ce n'est pas assez ! Le directeur de l'école, Nicolas Sadirac (créateur puis ex directeur d'epitech), nous a envoyé un mail pour nous souhaiter une bonne année et nous rappeler que le rythme attendu d'un élève à 42 est de 15 heures par jour (en comptant les repas dedans) !

Je ne sais pas si c'est très réaliste. Si on ajoute mes 40 minutes de trajet le matin et autant le soir...cela fait une journée complète consacré à la réalisation de nos projet. Si cela est théoriquement faisable, je n'en aie pas vraiment envie. D'autant plus que mes insomnies augmentes mon temps de sommeil.

Peut-être vais je faire comme un pote qui s'habitue au sommeil polyphasique : il dort 3 heures la nuit et fait deux siestes de une demis heure dans la journée. Ça marche bien pour lui même si il a encore un peu du mal (il faut six mois pour que ça devienne naturel).

Quand j'observe le comportement de mes camarades, je me dis qu'il y a encore beaucoup de progrès à faire. Je ne suis pas sûr qu'il y ait la moitié des élèves qui fassent 50 heures par semaines. Pire, lorsque je corrige les projets de mes camarades, un sur dix a rendu quelques chose ! Et rares sont ceux qui atteignent des 15 heures. Pourtant le staff ne rigole pas. Dans le forum Nicolas Sadirac à dit "Notre objectif est clairement de créer des très bons. Ceux qui ne partage pas cette ambition n'iront pas au terme de la formation". Doit-on nous attendre à une troisième sélection ?

Pas forcément, beaucoup d'aménagements sont prévus. Tout d'abord il y auras un stage entre les mois de juin et décembre. Ceux qui n'auront pas eu au moins deux 15 aux examens machines (seul devant sont ordinateur sans internet), n'iront pas en stage mais feront un deuxième piscine pour se remettre au niveau.

De plus ils veulent supprimer la notion d'année. En gros il faut valider un certain nombre de module pour obtenir la certification de 42. Ces modules pourraient être fais dans l'ordre et le rythme que l'on souhaite. Ainsi le cursus prévu pour 3 ans pourrait être fait en plus de temps.

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